Jan Ullrich a remporté le contre-la-montre de Pontedera (50 km) à plus de 51 km/h de moyenne. Il devance ainsi les italiens Ivan Basso (à 28 s) et Marco Pinotti (à 1.01 min). Le leader de la T-Mobile entre ainsi dans l'Histoire en rejoignant le cercle très fermé des vainqueurs d'étapes sur les trois grands tours dans une carrière.
Une victoire rassurrante pour lui et ses fans mais inquiètante pour ses prochains rivaux sur le Tour de France. Elle ferme également le clapet à ses nombreux détracteurs qui s'en donné à coeur joie depuis le début avril.
Les observateurs pourront tirer de cette performance toutes sortes de conclusions, l'intéressé, lui, ne s'emballe pas même s'il rit sous cape.
"C'est une victoire très importante pour moi. Je suis arrivé avec l'intention de me mettre au point pour mon objectif qui est le Tour et aujourd'hui, j'ai marqué des points. Le chrono était un des tests particuliers pour moi sur cette course et je crois que je m'en suis assez bien sorti", déclarait-il. Quant à Ivan Basso, le voilà conforté dans les certitudes qu'il ne cesse de répéter ces derniers jours, l'Allemand sera bel et bien l'homme à battre sur le prochain Tour de France.
"Je suis stupéfié d'avoir signé le meilleur temps, a commenté Jan Ullrich à l'arrivée.
Je n'aurais pas mis ma main à couper au départ du chrono. Quand j'ai entendu que mon temps faisait partie des meilleurs au premier pointage intermédiaire, je me suis vraiment donné à 100 %. C'était un test en vue du Tour de France mais le résultat m'importe peu. Ce qui compte, c'est le Tour. Mais cette victoire reste incroyable. Battre Ivan Basso va me donner un moral immense. Je ne suis pas encore à 100 % de ma condition mais ça signifie que je suis sur la bonne voie pour le Tour. Je vais continuer le Giro dans le même état d'esprit, me tester dans certaines étapes, rester dans le gruppetto sur d'autres étapes..."
"Jan a réalisé une énorme seconde moitié de chrono. C'est ce que nous avions prévu. Il devait lâcher les chevaux avec le vent dans le dos", confirme Rudy Pevenage, le directeur sportif de l'équipe T-Mobile et mentor d'Ullrich. Ce succès confirme en tout cas que l'Allemand est dans le vrai. Le mollet beaucoup plus saillant qu'à la fin du mois d'avril lors du Tour de Romandie, où il avait repris la compétition, il progresse de jour en jour. Pevenage n'a d'ailleurs jamais douté de son poulain, et ce début de Giro l'a conforté: "Quand j'ai vu la manière dont il travaillait sur les premières étapes, j'ai su que Jan était sur de bons rails ".
Jan remonte au classement à la 44ème place à 18.46 min de Basso. Mais le plus important est que le prétendant à la succession de Lance Amstrong permet à son équipe allemande T-Mobile de signer sa première victoire de la saison après de nombreuses deuxièmes places. (
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Une victoire riche en images ...