"A mes yeux, j'ai réalisé un très bon Giro, j'ai gagné le contre-la-montre individuel, succès sur lequel j'étais loin de compter", a déclaré Ullrich sur le site internet de son équipe T-Mobile.
"Je n'ai pas fait qu'accompagner le peloton, j'ai aussi essayé de prendre des initiatives comme dans la 18e étape où j'ai tenté de me porter en tête", a insisté le vainqueur du Tour de France 1997.
A cinq semaines du Tour de France 2006, son grand objectif de la saison, Ullrich, 32 ans, estime toutefois qu'il doit "encore travailler, parce que ma jambe droite est en ce moment plus faible que ma jambe gauche, ce qui me provoque des douleurs dorsales".
Le champion olympique (2000) a invoqué vendredi des douleurs au dos pour expliquer son abandon dans la dernière ascension de la 19e étape, à deux jours de l'arrivée à Milan (nord-ouest).
Il s'agissait de la 2e participation d'Ullrich au Giro, la première remontant à 2001, où il avait fini à la 52e place: "Par rapport à 2001, je me sens bien mieux, j'ai été plus actif".
Ullrich dit par ailleurs s'être "bien senti dans les étapes en montagne". "Je vais monter en puissance pour le Tour en allant reconnaître les étapes les plus difficiles du Tour et en participant au Tour des Asturies" mi-mai, a-t-il souligné.
Le leader du Giro, l'Italien Ivan Basso, lui a fait une "très forte impression", mais Ullrich a estimé que Basso "n'allait pas remporter le Tour de France, car la concurrence sur le Giro est beaucoup moins forte que sur le Tour".
Enfin, Ullrich est revenu sur l'affaire de dopage dans le cyclisme espagnol, mettant en cause le manageur Manola Saiz, où son nom a été cité par une radio espagnole en lien avec le docteur Eufemiano Fuentes, personnage centrale de cette nouvelle affaire de dopage.
"Je n'ai jamais travaillé avec Fuentes et je n'ai rien à me reprocher", a-t-il répété. "Cette question est un sujet sensible qui ne concerne pas que le cyclisme, mais plusieurs sports", a conclu l'Allemand. (voir)



